Titres de séjour

Carte de séjour entrepreneur / profession libérale : conditions, viabilité et dossier

Créer une entreprise en France ne suffit pas à obtenir un droit au séjour. Pour la carte temporaire « entrepreneur / profession libérale », l’administration veut vérifier que l’activité indépendante sera réellement exercée, qu’elle est économiquement viable, qu’elle respecte la réglementation applicable et qu’elle peut vous procurer des moyens d’existence suffisants.

Depuis 2025-2026, un point est devenu central : l’avis préalable sur la viabilité économique. Avant même le dépôt de la demande de carte, l’article R.421-9 du CESEDA impose de solliciter cet avis auprès du service chargé de la main-d’œuvre étrangère compétent dans le département où l’activité doit être exercée. L’arrêté du 13 mai 2026 détaille désormais les documents à produire pour permettre cette évaluation.

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Votre projetTitre à regarder en prioritéPoint de vigilance
Créer ou exercer une activité commerciale, artisanale, industrielle ou libérale classiqueEntrepreneur / profession libéraleViabilité économique, revenus, réglementation, expérience ou qualification
Créer une micro-entrepriseEntrepreneur / profession libérale possibleLa micro-entreprise est un mode d’exercice, pas un droit au séjour en elle-même
Porter un projet innovant, un investissement ou un projet économique répondant aux critères TalentComparer avec la carte TalentNe pas choisir la carte entrepreneur par défaut
Être diplômé en France et vouloir créer une entreprise après les étudesVérifier RECE ou changement de statutLe parcours dépend du diplôme, du titre actuel et du projet
Détenir déjà un titre autorisant l’activité indépendanteLa question peut être la création d’entreprise, pas un nouveau titreVérifier les droits attachés au titre détenu
Être ressortissant algérienRégime franco-algérienNe pas appliquer automatiquement la carte CESEDA entrepreneur / profession libérale
Être citoyen UE/EEE/SuissePas de carte entrepreneur à demanderLe droit au séjour et à l’activité professionnelle relève du régime européen

Avant les pièces, la vraie question : votre projet justifie-t-il ce titre ?

L’article L.421-5 vise l’étranger qui exerce une activité non salariée. En pratique, la carte peut concerner une activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale, exercée à titre principal. Service-Public ajoute que l’activité doit être inscrite au guichet unique des formalités des entreprises lorsqu’une immatriculation est requise et qu’elle doit correspondre à vos qualifications ou à votre expérience professionnelle.

Le titre ne sert donc pas simplement à « avoir une société ». Être associé d’une entreprise, détenir des parts sociales ou avoir créé une micro-entreprise ne prouve pas, à eux seuls, que vous exercez une activité indépendante remplissant les conditions du séjour. L’administration regarde ce que vous allez réellement faire en France.

Une micro-entreprise peut entrer dans ce cadre : l’arrêté du 13 mai 2026 prévoit même, pour une activité déjà créée, la production des déclarations URSSAF mensuelles ou trimestrielles de chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur. Mais l’immatriculation ne crée jamais, par elle-même, un droit au séjour. Si votre titre actuel n’autorise pas l’activité indépendante, il faut obtenir le fondement de séjour approprié avant d’exercer effectivement l’activité.

Si votre projet répond plutôt aux critères d’une carte Talent, l’enjeu peut être différent : durée plus longue, critères propres au projet et régime familial spécifique. France-Visas distingue explicitement la carte entrepreneur / profession libérale des dispositifs Talent liés à l’attractivité économique. La bonne stratégie consiste donc à choisir le titre correspondant réellement au projet, pas le titre dont le nom semble le plus simple.

Ce que l’administration veut vraiment voir derrière un projet « viable »

La carte entrepreneur / profession libérale repose sur plusieurs contrôles qui se recoupent sans être identiques.

1. Une activité non salariée réelle et principale. Votre activité doit être celle qui justifie votre séjour. Une activité occasionnelle, marginale ou purement déclarative fragilise naturellement le dossier.

2. Une activité économiquement viable. Le projet doit avoir des bases suffisamment crédibles pour durer et fonctionner. C’est précisément l’objet de l’avis préalable prévu par R.421-9.

3. Des moyens d’existence suffisants. Il faut distinguer ce point de la viabilité elle-même. Une entreprise peut avoir un projet commercial cohérent tout en ne permettant pas encore au demandeur d’en tirer des ressources suffisantes. À l’inverse, disposer d’épargne personnelle ne remplace pas automatiquement la démonstration que l’activité non salariée pourra réellement fonctionner.

4. Une activité conforme à la réglementation et à votre capacité professionnelle. Les professions réglementées exigent les diplômes, autorisations ou inscriptions nécessaires. Même pour une activité non réglementée, Service-Public demande une cohérence entre le projet, les qualifications ou l’expérience du demandeur.

Il n’existe pas dans L.421-5 de « chiffre d’affaires minimum universel » valable pour tout projet au jour de sa création. Il faut donc éviter les formules du type « il suffit de prévoir 30 000 € de CA ». En revanche, lorsque l’activité est déjà exercée ou lorsqu’une activité libérale doit démontrer sa capacité à faire vivre le demandeur, la fiche Service-Public vérifiée en juin 2026 affiche actuellement un niveau de ressources de 1 867,02 € par mois dans les situations qu’elle détaille. Ce montant ne doit pas être transformé en seuil unique de viabilité applicable à tous les business plans.

Le business plan n’est pas une formalité : il doit rendre le projet crédible

L’arrêté du 13 mai 2026 a rendu l’analyse beaucoup plus concrète. Pour une création d’activité, il demande notamment une présentation du projet, un plan d’affaires, un budget prévisionnel pluriannuel et, le cas échéant, des justificatifs capables de consolider les hypothèses du plan.

Le financement doit être cohérent avec le projet

La démarche d’avis demande un plan de financement et l’arrêté exige une attestation de solde créditeur sur un compte répondant aux caractéristiques prévues par le texte. Selon le projet, il faut également justifier les moyens matériels nécessaires : équipement, véhicule, machines, logiciels professionnels, atelier ou autres actifs indispensables.

L’objectif n’est pas de prouver que vous êtes riche. Il est de montrer que le projet dispose des moyens nécessaires pour être lancé dans les conditions annoncées. Un business plan qui prévoit un local commercial, du matériel important et plusieurs mois de charges mais ne comporte aucun financement crédible sera difficile à concilier avec cette exigence.

Le local ou la domiciliation doit correspondre à l’activité

L’arrêté demande un document prouvant la jouissance régulière ou future des locaux affectés à l’activité. Service-Public adapte ensuite les pièces selon le montage : bail, sous-location, contrat de domiciliation, fonds de commerce, location-gérance ou société.

Un consultant travaillant principalement à distance et un restaurateur ne doivent évidemment pas présenter le même dossier immobilier. La pièce doit être cohérente avec la réalité du métier, pas ajoutée mécaniquement pour « faire sérieux ».

Votre expérience doit rendre le projet crédible

L’arrêté vise expressément les documents établissant la qualification et/ou l’expérience en lien avec l’activité. Pour une profession réglementée, les autorisations d’exercice restent obligatoires. Pour une activité non réglementée, l’expérience peut aider à expliquer pourquoi vous êtes en mesure d’exécuter le projet annoncé.

Des éléments commerciaux déjà disponibles peuvent également consolider le plan d’affaires lorsqu’ils existent : contrats, lettres d’intention, devis acceptés, historique de clientèle, commandes ou preuves d’une activité déjà commencée légalement. Ce ne sont pas des pièces universellement obligatoires, mais elles peuvent donner une base réelle aux hypothèses de chiffre d’affaires.

Même titre, dossiers très différents : micro, libéral, commerce

La mention « entrepreneur / profession libérale » regroupe des modèles économiques très différents. Une micro-entreprise de conseil, une activité artisanale, une profession libérale réglementée ou la reprise d’un commerce peuvent relever du même titre, mais pas du même dossier économique.

Micro-entrepreneur. Le régime micro simplifie certaines obligations fiscales et sociales, mais il ne simplifie pas les conditions de séjour. Si l’activité existe déjà, l’arrêté prévoit la déclaration URSSAF du chiffre d’affaires. Si elle est encore au stade du projet, il faut démontrer comme pour les autres créations la viabilité, le financement, les moyens matériels et la cohérence professionnelle.

Profession libérale. Service-Public demande l’immatriculation adaptée, la capacité de l’activité à procurer les revenus requis dans les cas publiés et, si la profession est réglementée, l’autorisation d’exercice ou l’inscription à l’ordre concerné.

Commerce, industrie ou artisanat. Les pièces varient fortement selon qu’il s’agit d’une création, d’une reprise de fonds, d’une location-gérance, d’une société française, d’une filiale ou d’un établissement d’une société étrangère. Le point commun n’est pas le Kbis : c’est la capacité de l’ensemble du dossier à démontrer que l’activité sera effectivement exploitable.

Insertion dans une société existante. L’arrêté distingue cette situation de la création. Si le demandeur n’est pas salarié, des éléments comptables certifiés doivent pouvoir établir la capacité de l’entreprise à lui procurer des revenus au moins équivalents au Smic à temps plein.

L’avis de viabilité est devenu une étape à part entière

Depuis le 16 juin 2025, l’article R.421-9 impose de demander avant le dépôt de la carte un avis sur la viabilité économique de l’activité auprès du service chargé de la main-d’œuvre étrangère compétent pour le département où l’activité doit être exercée.

Service-Public propose en 2026 une démarche en ligne gratuite en sept étapes : identification, nature du projet, nature de l’activité, plan de financement, justificatifs, vérification puis confirmation. Après validation, une confirmation de dépôt peut être téléchargée et est également envoyée par mail ; la décision est ensuite adressée par mail.

Cette étape n’est pas un simple formulaire administratif ajouté à la fin. Elle doit être préparée comme une véritable démonstration économique. Le dossier de carte reprend ensuite l’avis rendu par la plateforme compétente.

Le plus important est de conserver une cohérence parfaite entre l’avis et la demande de séjour : même activité, même lieu d’exercice, même structure économique, même logique de financement. Si le projet change substantiellement entre les deux étapes, il faut vérifier si l’avis obtenu reste utilisable.

Construire le dossier autour de preuves, pas d’une checklist

Identité et séjour. Le dossier de titre comprend notamment le visa long séjour ou le titre en cours de validité, la preuve de nationalité, le domicile, les photographies ou e-photo selon le parcours, et les éléments d’état civil prévus par la liste applicable. Les actes étrangers doivent être traduits lorsque les textes l’exigent.

Projet économique. Présentation du projet, plan d’affaires, budget prévisionnel pluriannuel, plan de financement, avis de viabilité et éléments capables de rendre les hypothèses crédibles.

Capacité professionnelle. Diplômes, expérience, justificatifs de compétence, autorisation d’exercice ou inscription à un ordre lorsque l’activité est réglementée.

Entreprise et moyens d’exploitation. Selon la situation : RNE, K ou Kbis, statuts ou projet de statuts, contrat de domiciliation, bail, promesse de vente d’un fonds, location-gérance, affiliation, moyens matériels, documents comptables ou fiscaux.

Le rôle de ces pièces est plus important que leur quantité. Un extrait Kbis prouve une immatriculation. Il ne prouve pas à lui seul que l’entreprise est viable. Un business plan décrit une trajectoire. Il ne prouve pas que vous disposez réellement des fonds, du local ou des compétences pour l’exécuter. La force du dossier vient de la cohérence entre les preuves.

Deux portes d’entrée : créer depuis l’étranger ou changer de statut en France

Si vous résidez hors de France, l’article R.421-8 prévoit une demande auprès des autorités diplomatiques ou consulaires françaises territorialement compétentes. France-Visas oriente le porteur d’une activité non salariée vers un VLS-TS « entrepreneur / profession libérale » lorsque les conditions sont remplies. Le visa doit ensuite être validé selon les instructions applicables après l’arrivée.

Si vous êtes déjà en France avec un titre qui ne vous autorise pas à exercer l’activité commerciale, industrielle ou artisanale envisagée, R.421-8 prévoit une demande auprès du préfet de votre lieu de résidence. Service-Public affiche actuellement un dépôt en préfecture ou sous-préfecture dans les deux mois précédant la fin de validité du titre détenu.

Il ne faut donc pas réduire ce titre à une démarche ANEF. Le canal est aujourd’hui préfectoral pour la carte entrepreneur / profession libérale. Pour la logique générale d’une première demande ou d’un changement de fondement, consultez le guide première demande de titre de séjour, sans perdre de vue que l’avis économique spécifique reste obligatoire ici.

Si vous avez déjà un titre autorisant l’activité indépendante, votre problème peut être différent : vous n’avez peut-être pas besoin de changer de titre simplement pour créer une structure. Il faut d’abord vérifier les droits attachés au document que vous détenez avant d’engager une nouvelle procédure de séjour.

Ce que vous paierez selon l’étape

Service-Public affiche actuellement 350 € pour la première carte entrepreneur / profession libérale, soit 300 € de taxe et 50 € de droit de timbre. La carte temporaire est valable au maximum un an.

Pour un renouvellement de carte temporaire, le montant affiché est de 250 €. Pour une première carte pluriannuelle entrepreneur / profession libérale, le tarif actuel est de 350 €. Un dépôt hors délai peut en outre entraîner le droit supplémentaire de 180 € lorsque les conditions de L.436-5 sont réunies.

La fiscalité générale des titres de séjour est expliquée dans notre guide prix d’un titre de séjour et timbre fiscal. Cette page reste volontairement centrée sur le projet entrepreneurial.

Une fois l’activité lancée, les preuves changent

Le renouvellement suppose de continuer à remplir les conditions du titre. Le business plan de départ n’est donc plus suffisant : l’administration peut examiner l’activité réellement exercée, les ressources qui en sont tirées, les déclarations fiscales ou sociales, les comptes et la continuité de l’exploitation.

Pour une activité commerciale, industrielle ou artisanale poursuivie, Service-Public demande actuellement des preuves de l’effectivité de l’entreprise et des ressources tirées de l’activité. Pour une activité libérale poursuivie, la fiche exige la poursuite de l’activité et la justification des ressources correspondantes.

La jurisprudence illustre l’importance de cette différence entre chiffre d’affaires et revenu personnel. Une entreprise peut facturer et pourtant ne pas dégager assez de bénéfice ou de rémunération pour procurer des moyens d’existence suffisants au titulaire. Inversement, l’analyse doit porter sur les pièces réelles du dossier et pas sur une seule ligne comptable isolée.

La carte pluriannuelle ajoute les exigences d’intégration

À l’issue de la première carte temporaire, la carte pluriannuelle entrepreneur / profession libérale peut être délivrée pour quatre ans si les conditions du titre continuent d’être remplies.

Depuis le 1er janvier 2026, la première carte pluriannuelle est également liée aux nouvelles conditions d’intégration. Service-Public demande actuellement l’assiduité et le sérieux de la participation au CIR lorsque la personne y est soumise, un niveau de français A2 et la réussite à l’examen civique « carte de séjour pluriannuelle ». Les personnes de plus de 65 ans ne sont pas soumises aux conditions A2 et examen civique ; des aménagements ou dispenses sont également prévus dans certaines situations de handicap ou de santé.

Ces exigences concernent la première carte pluriannuelle, pas la première carte temporaire entrepreneur / profession libérale. Pour ne pas mélanger les deux étapes, consultez le guide FranceAccueil sur la carte de séjour pluriannuelle et, pour l’examen lui-même, le guide examen civique 2026.

Entrepreneur, Talent ou RECE : le bon titre dépend du projet, pas du mot « entreprise »

Un projet entrepreneurial peut relever de plusieurs parcours de séjour. La carte entrepreneur / profession libérale est le régime classique de l’activité indépendante viable. La carte Talent vise certaines situations répondant à des critères spécifiques de projet, d’investissement ou d’attractivité. La carte « recherche d’emploi ou création d’entreprise » concerne, elle, certains anciens étudiants ou chercheurs.

Le point commun est la création d’activité. Le fondement juridique et les avantages ne sont pas les mêmes. Par exemple, France-Visas présente certains projets relevant de l’attractivité économique sous le régime Talent, tandis que Service-Public distingue clairement la RECE dans les titres pouvant conduire ensuite à un changement vers entrepreneur / profession libérale.

Si vous êtes encore étudiant et que votre projet entrepreneurial se prépare à la fin des études, ne copiez pas automatiquement le parcours « étudiant vers salarié ». Notre guide titre de séjour étudiant reste l’owner du séjour étudiant, tandis que la présente page commence réellement lorsque le motif principal devient l’activité indépendante.

Vous êtes Algérien ? Ne suivez pas automatiquement le régime CESEDA décrit ici. L’accord franco-algérien organise un certificat de résidence spécifique pour l’activité non salariée. Consultez notre guide certificat de résidence algérien d’un an.

Les dossiers qui déraillent : où se trouvent les vraies faiblesses

Un projet peut échouer sur plusieurs plans différents : activité mal définie, financement insuffisamment démontré, business plan peu crédible, ressources trop faibles, activité réglementée sans autorisation, incohérence avec l’expérience, documents économiques incomplets ou situation de séjour incompatible avec la demande présentée.

Service-Public rappelle aussi que certaines situations liées à une OQTF non respectée, à des faux documents ou à certains faits graves peuvent justifier un refus. L’article R.421-10 prévoit en outre un contrôle de la compatibilité de l’activité avec la sécurité, la salubrité et la tranquillité publiques ainsi que, lorsqu’il y a lieu, l’absence d’interdiction d’exercer une activité commerciale.

La jurisprudence récente montre que le juge vérifie concrètement les pièces produites sur la viabilité et les moyens d’existence. Avant tout recours, il faut donc identifier si le refus porte sur l’économie du projet, les revenus, la réglementation de l’activité ou une autre condition de séjour. Pour la suite contentieuse, consultez le guide refus de titre de séjour et recours.

Sources officielles vérifiées

Karim BOUROUBI

Karim BOUROUBI est consultant éditorial spécialisé dans les démarches administratives des étrangers en France : visas, regroupement familial, dossiers ANEF, OFII, renouvellement de titre de séjour et préparation des justificatifs. Il rédige pour France Accueil des guides pratiques conçus pour aider les usagers à comprendre les étapes d’une procédure, éviter les erreurs fréquentes et préparer un dossier plus clair. Ses articles s’appuient sur les informations publiées par les administrations françaises, notamment Service-Public.fr, France-Visas, l’OFII, l’ANEF et Légifrance. Les contenus publiés sont informatifs et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel du droit.

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