Titre de séjour en France : quelle carte demander selon votre situation ?

Vous cherchez « un titre de séjour », mais la bonne réponse dépend d’abord de trois éléments : votre nationalité, la raison de votre séjour et le document que vous détenez déjà. Avant de choisir une carte ou de commencer une démarche, il faut donc identifier votre régime et votre point de départ.

Un citoyen de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de Suisse n’est généralement pas soumis aux mêmes obligations qu’un ressortissant algérien ou qu’un autre ressortissant hors UE. De la même façon, une première installation avec un VLS-TS, un renouvellement, une régularisation ou un recours après refus ne suivent pas le même parcours.

Commencez ici : quelle est votre situation aujourd’hui ?

Votre situationParcours à regarder
Vous êtes ressortissant hors UE/EEE/Suisse et vous arrivez en France pour plus de 3 moisVérifiez d’abord le visa ou document d’entrée correspondant à votre nationalité et au motif du séjour. Dans de nombreuses situations, il s’agit d’un visa de long séjour ou d’un VLS-TS ; ce dernier peut déjà valoir titre de séjour après validation. Voir notre guide Visas pour la France.
Vous êtes étudiantConsultez notre guide du titre de séjour étudiant : renouvellement ANEF, ressources, travail autorisé et carte pluriannuelle.
Vous avez un CDI ou un CDDConsultez notre guide du titre de séjour « salarié » ou « travailleur temporaire » et, selon le cas, l’autorisation de travail.
Vous rejoignez un conjoint ou votre familleLe bon fondement peut relever de la vie privée et familiale, du regroupement familial ou d’un autre régime familial.
Vous êtes parent d’un enfant françaisVérifiez le fondement « vie privée et familiale » correspondant à votre situation et les preuves d’entretien et d’éducation attendues.
Vous avez un profil hautement qualifié ou un projet spécifiqueRegardez les cartes « Talent » et leurs catégories.
Vous souhaitez travailler à votre compteRegardez notamment la carte « entrepreneur / profession libérale » selon votre projet.
Vous vivez déjà durablement en FranceSelon votre situation, regardez la carte pluriannuelle ou la carte de résident.
Votre titre arrive à expirationNe repartez pas de zéro : consultez le guide sur le renouvellement du titre de séjour.
Votre demande est déjà déposéeIdentifiez le document reçu : attestation de dépôt, API, décision favorable ou récépissé.
Vous êtes en France sans titre valableIl ne s’agit pas de « choisir une carte » comme dans une première demande classique. Consultez le guide sur la régularisation et l’admission exceptionnelle au séjour.
Vous avez reçu un refus ou une OQTFLa priorité devient la décision reçue et les voies de recours, pas le choix d’une nouvelle carte.
Vous cherchez un document pour un enfant mineurLe DCEM peut être pertinent pour les déplacements, mais ce n’est pas une carte de séjour classique.

Avant de choisir une carte, vérifiez votre régime

Vous êtes citoyen UE, EEE ou suisse

Si vous êtes citoyen d’un pays de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de Suisse, vous n’êtes généralement pas obligé de détenir un titre de séjour en France. Vous pouvez toutefois en demander un. La situation des membres de famille ressortissants d’un pays tiers doit être examinée séparément.

Vous êtes Algérien

Les ressortissants algériens relèvent d’un régime particulier issu notamment de l’accord franco-algérien. Pour identifier la bonne mention, le droit au travail, le canal de dépôt et le coût, consultez notre guide du certificat de résidence algérien d’un an. Le certificat de 10 ans et le certificat « retraité » suivent d’autres parcours. Il ne faut donc pas appliquer automatiquement à une situation algérienne toutes les règles prévues pour les cartes de séjour de droit commun.

Vous êtes ressortissant d’un autre pays hors UE

Votre parcours dépend principalement du motif de séjour : études, travail, famille, activité indépendante, talent, protection, visiteur ou installation durable. Le document de départ peut être un visa long séjour, un VLS-TS, une carte temporaire, une carte pluriannuelle ou une carte de résident, selon la situation.

Un titre de séjour n’est pas toujours une carte

Le CESEDA utilise la notion plus large de documents de séjour. L’article L.411-1 cite notamment le visa de long séjour, certains visas de long séjour valant titre de séjour, la carte de séjour temporaire, la carte de séjour pluriannuelle, la carte de résident, la carte de résident longue durée-UE, la carte « retraité » et certaines autorisations provisoires de séjour.

Autrement dit, « titre de séjour » et « carte de séjour » ne sont pas des synonymes parfaits. Une personne qui vient d’arriver avec un VLS-TS valable n’a pas nécessairement à demander immédiatement une carte en préfecture.

DocumentPour quel type de situation ?Logique générale
VLS-TSPremière installation pour certains motifsVisa de long séjour qui vaut titre de séjour après validation, pour la durée prévue par le visa.
Carte de séjour temporaireÉtudes, travail, famille, visiteur et autres motifs prévusDurée limitée selon le fondement, souvent autour d’un an mais pas de règle unique pour tous les titres.
Carte de séjour pluriannuelleSéjour qui se poursuit après une première étape ou catégories spécifiquesPlusieurs années selon le motif et les conditions applicables.
Carte « Talent »Profils qualifiés, chercheurs, projets et situations professionnelles spécifiquesCarte pluriannuelle dont la durée dépend de la catégorie et du projet.
Carte de résidentInstallation durable lorsque les conditions sont rempliesEn principe 10 ans pour la carte de résident, avec plusieurs fondements d’accès.
Autorisation provisoire de séjourSituations précises prévues par les textesDocument temporaire qui ne doit pas être confondu avec une carte classique.
Certificat de résidence algérienRessortissants algériensRégime spécifique, notamment certificats d’un an ou de 10 ans selon la situation.

Quel motif de séjour vous concerne ?

Famille et vie privée

Époux de Français, parent d’enfant français, liens personnels et familiaux, regroupement familial ou autre situation familiale ne renvoient pas tous au même fondement. La mention « vie privée et familiale » couvre plusieurs situations distinctes. Notre guide sur la carte VPF détaille les principaux cas sans les confondre.

Travail salarié

Un emploi en CDI ou en CDD peut conduire vers des titres différents, et l’autorisation de travail doit être vérifiée séparément lorsqu’elle est nécessaire. Si vous êtes déjà étudiant et passez vers un emploi salarié, consultez le guide sur le changement de statut étudiant à salarié.

Études

Le séjour étudiant repose sur des règles propres concernant notamment l’inscription, les ressources et le renouvellement. Depuis le 1er août 2026, le niveau de ressources de référence pour l’admission au séjour étudiant est de 877,50 € par mois au moment de cette mise à jour. Ce seuil est lié à 60 % du Smic mensuel net et peut donc évoluer. FranceAccueil détaille cette évolution dans son guide sur les ressources de l’étudiant étranger.

Talent, activité indépendante et projets spécifiques

Les cartes « Talent » couvrent plusieurs profils professionnels ou projets spécifiques. Pour une activité indépendante, la carte « entrepreneur / profession libérale » peut être pertinente selon le projet et les conditions remplies. Il faut partir du motif réel du séjour, pas du nom de carte qui paraît le plus avantageux.

Vous demandez votre premier titre

Avant de créer un dossier de première demande de titre de séjour, vérifiez d’abord le document avec lequel vous êtes entré en France. Un VLS-TS peut déjà valoir titre de séjour après sa validation et dispenser d’une demande immédiate de carte. Dans d’autres situations, une carte doit être demandée selon le canal prévu pour le titre concerné.

Il n’existe pas une procédure nationale unique identique pour toutes les premières demandes. Certaines démarches passent par l’ANEF, d’autres par les modalités indiquées par la préfecture. Les justificatifs dépendent ensuite entièrement du fondement : études, travail, famille, talent, visiteur ou autre situation.

Si vous préparez votre arrivée depuis l’étranger, commencez par le parcours visa adapté. Pour une première demande déjà engagée en France, vérifiez ensuite le canal indiqué pour le titre concerné avant de préparer les pièces propres à votre situation.

Votre titre existe déjà : renouvellement et dossier en cours ne sont pas la même étape

Si votre carte ou votre titre arrive à expiration, votre question n’est plus « quel titre choisir ? », mais quand et où renouveler le titre que vous détenez. La fenêtre de dépôt dépend du titre et du canal applicable. Il ne faut pas appliquer automatiquement une règle « 2 mois avant » ou « 4 à 2 mois avant » à toutes les situations.

Le guide Renouvellement du titre de séjour explique comment identifier la bonne fenêtre, le bon canal et les documents à préparer.

Si votre carte physique a été perdue ou volée alors qu’elle est encore valide, consultez le guide sur le duplicata d’une carte de séjour.

Si vous avez simplement déménagé, consultez notre guide sur le changement d’adresse du titre de séjour sur l’ANEF : délai de 3 mois, justificatifs, attestation et nouvelle carte facultative.

Votre dossier est déjà déposé : regardez le document reçu

Après le dépôt, le statut affiché dans l’ANEF ne suffit pas à comprendre vos droits. Il faut surtout regarder le document disponible dans votre espace.

Si la démarche est bloquée, qu’une ancienne demande empêche un nouveau dépôt ou qu’aucun document attendu n’apparaît, consultez ANEF bloqué ou dossier sans réponse plutôt que d’attendre silencieusement l’expiration du titre.

Votre séjour devient durable : pluriannuelle ou résident ?

Après une première période de séjour, certaines personnes peuvent accéder à une carte de séjour pluriannuelle ou, lorsque les conditions sont remplies, à une carte de résident. Ces deux familles ne se confondent pas et les conditions dépendent du fondement du séjour.

Depuis 2026, certaines premières demandes de carte de séjour pluriannuelle ou de carte de résident sont soumises à de nouvelles exigences d’intégration. Consultez séparément nos guides sur la carte pluriannuelle et la carte de résident pour éviter d’appliquer une règle générale à tous les titres.

Vous êtes en France sans titre valable

Une personne en situation irrégulière ne doit pas être orientée comme si elle pouvait simplement choisir une carte dans un catalogue. Selon la situation, une admission exceptionnelle au séjour, un fondement familial, le travail ou une autre voie peut être examinée, mais la délivrance n’est pas automatique.

Consultez le guide dédié à la régularisation des sans-papiers et à l’admission exceptionnelle au séjour.

Vous avez reçu un refus ou une OQTF : changez immédiatement de parcours

Si vous avez reçu une décision de refus, le sujet n’est plus de comparer les différents types de cartes. Il faut d’abord lire précisément la décision, vérifier si elle contient une OQTF et identifier la voie de recours adaptée.

Consultez notre guide sur le refus de titre de séjour. Si une obligation de quitter le territoire français a été notifiée, utilisez le guide dédié au recours contre une OQTF. Les délais et stratégies propres à ces décisions ne sont pas développés sur cette page d’orientation.

Trois changements à connaître en 2026

Examen civique : seulement certaines premières cartes

Depuis le 1er janvier 2026, la réussite à l’examen civique est exigée pour certaines premières demandes de carte de séjour pluriannuelle ou de carte de résident. Toutes les cartes ne sont pas concernées et un simple renouvellement d’une carte pluriannuelle ou d’une carte de résident ne déclenche pas automatiquement un nouvel examen.

Français : A2 ou B1 selon le titre concerné

Pour les catégories concernées, le niveau de français demandé est de niveau A2 pour l’accès à une première carte de séjour pluriannuelle et de niveau B1 pour l’accès à une première carte de résident. Des exemptions et catégories particulières existent : il faut vérifier la fiche correspondant au titre demandé.

Étudiants : 877,50 € par mois depuis le 1er août 2026

Pour le séjour étudiant, le niveau de ressources de référence est passé à 877,50 € par mois à compter du 1er août 2026. Ce montant correspond à 60 % du Smic mensuel net et doit être vérifié au moment du dépôt, car il est susceptible d’évoluer avec le Smic. Cette règle ne s’applique pas aux autres titres de séjour.

Sources officielles pour vérifier votre situation

Mention éditoriale. Cette page sert à vous orienter vers le bon parcours. Les conditions exactes dépendent du titre, de la nationalité et de la situation personnelle. En cas de refus, d’OQTF ou de délai de recours, vérifiez immédiatement la décision reçue et les règles applicables à votre cas.

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